L’ombre m’a trouvée. La lumière m’a sauvée.

Mon histoire, ma vie

La première fois que j’ai rencontré l’ombre, j’avais dix ans. J’étais une enfant.
L’ombre, c’était mon oncle. Et il aimait les enfants.

Ce traumatisme, je l’ai enfoui très loin, dans mon subconscient, comme on enterre quelque chose dont on n’est pas encore prête à affronter la douleur. J’ai attendu quarante-et-un ans.

Et pourtant… ce n’était pas faute d’avoir essayé de me libérer.
J’ai traversé une véritable errance thérapeutique : hypnose, soins énergétiques, accompagnements en tous genres. Je retirais des couches, une à une, mais je sentais toujours cette armure autour de moi. Une armure lourde, épaisse, construite pour survivre.

Je me souviens avoir dit un jour à un hypnothérapeute :

Il faut aider le mammouth que vous avez en face de vous.

Il m’a aidée à toucher ma dimension spirituelle… mais mon corps restait fermé, protégé, verrouillé.

Une histoire banale, diront certains.
Une histoire que trop de femmes portent encore en silence.

l'ombre m'a trouvée. La lumière m'a sauvée

Entre ombre et lumière, depuis toujours

Toute ma vie, j’ai navigué entre ces deux pôles.
Je suis ce que l’on appelle «une guerrière de lumière ».
Et depuis petite, je parle à mes anges. Je ne crois pas en eux : je sais.

À vingt ans, j’étais en couple avec un homme très particulier, un « illuminé » — je dis ce mot avec tendresse. Il vivait presque reclus, priait chaque jour, consultait le Tarot de Marseille avant chaque décision, si banale soit-elle.
Avec lui, j’ai découvert Jodorowsky, les lectures spirituelles, les anges gardiens (“Enqûete sur l’existence des Anges Gardien” de Jovanovic pour ne citer que lui.…

Et j’ai vécu aussi mes premières confrontations avec ce que j’appellerai le MAL.

Un soir d’été, allongés tous les deux, boules Quiès dans les oreilles (pour se protéger des bruits parisiens),
un rire satanique, lointain et guttural, a surgi dans ma tête, comme traversant l’éternité.
Je me suis figée, glacée.
Je me suis tournée vers lui : il avait entendu la même chose.
Comment interpréter cela ?
Je ne le sais toujours pas.

Le lendemain, sous la douche, la vision lumineuse de la Vierge m’est apparue. Comme pour me rassurer.

Imaginez vivre cela à vingt ans.

Alors que vos parents vous ont inculqué que la religion était un endoctrinement et rien de plus. Sans un être une fervente pratiquante, j’ai demandé à me faire baptisée et recevoir la confirmation dans un cheminement personnel à l’âge de 10 ans, sans aucun soutien familial.

Le quotidien, la maternité, la chute

Puis la vie a suivi son cours : la Guyane, les enfants, la routine, les responsabilités… et peu à peu, ma spiritualité s’est éloignée, absorbée par le quotidien.

Jusqu’à l’épuisement.
La maladie.
La séparation.
La perte de repères.

À quarante ans, j’étais une femme seule, mère de deux enfants, perdue, cherchant des réponses.
Pour me sauver, j’ai acheté un billet pour Bali.

Là-bas, le monde subtil m’a retrouvée. Ou peut-être que je m’y suis retrouvée, moi. Ou que j’ai retrouvé le monde subtil.

Une vague d’énergie, immense et profonde, m’a traversée.
Un appel.
Un rappel.
Un effondrement et une renaissance à la fois.

C’était le début d’un long combat entre ombre et lumière.

La lumière de Bali

La spirale en Guyane : la chute dans l’Ombre

De retour en Guyane, ma vie professionnelle a basculé.

J’étais le pilier commercial d’une agence commerciale influente.

Mon boss — un ami — rêvait de plus grand, mais ce désir l’a fait basculer. Peu à peu, il est tombé dans la décadence, et dans cette chute il a ouvert la porte à quelqu’un… quelqu’un qui, sans le savoir, allait devenir le catalyseur de ma liberté.

Mais à un prix que je n’aurais jamais pu imaginer. Ma liberté passait par un affrontement contre l’Ombre.

Si je vous raconte cela, c’est pour que vous compreniez :
les combats spirituels ne se déroulent pas dans des décors de films.
Ils prennent place dans des bureaux, autour de tables de réunion, dans le quotidien le plus banal.

L’Ombre ne se cache pas derrière des effets spéciaux : elle se dissimule dans les regards, dans les intentions, dans les décisions.

Je suis entrée dans une spirale infernale.
Humiliée.
Rejetée.
Manipulée.
Certains humains deviennent des relais, des réceptacles. Ces êtres là ne jouent pas seulement avec l’ego et nos blessures émotionnelles : ils servent quelque chose de plus sombre, de plus sourd, de plus ancien.

La concurrence m’a approchée avec une proposition démesurée, un salaire exorbitant.
Dès que j’ai rencontré celle qui souhaitait me recruter, mon corps a réagi avant mon mental.
J’ai vu dans ses yeux quelque chose d’inhumain.
Pas une métaphore.
Pas une impression.
Une présence.
Une noirceur vivante.

Je me suis retrouvée face à quelqu’un qui vibrait une énergie si lourde, si basse, que tout mon être criait danger.
J’avais peur — une peur archaïque, instinctive, que seule l’âme reconnaît. Je ne me suis pas écoutée.

J’hésitais à quitter ma prison dorée, dans laquelle je me sentais également en danger. Qui choisir, entre l’ombre et l’ombre ?

Je consulte une médium :
« N’y va pas. Ça se passera mal. Très mal. »
Je suis déçue, mais j’essaie de tenir encore.

Au travail, c’est l’effondrement.
Des réunions où l’alcool remplaçait l’eau et la méchanceté était le ton employé.
Un monde où l’ombre a carte blanche, où les âmes s’éteignent à petit feu.
Un univers qui n’est pas le mien.

Je retourne voir la medium une deuxième fois.
Surprise, elle me dit cette fois :
« Je ne comprends pas… Les anges disent maintenant que tu dois y aller. »
Comme si quelque chose, dans l’invisible, venait d’être modifié.
Comme si la bataille ne se jouait plus seulement dans le monde physique.

Car ce que je m’apprêtais à vivre là-bas n’avait rien d’un simple changement d’emploi :
j’allais marcher en plein territoire de l’Ombre.
La vraie. Celle qui se nourrit du chaos, de la peur, de la destruction.

Et je ne le savais pas encore :
c’est dans cette descente que ma lumière allait se révéler.

La lumière divine et l'ombre du mal
J’ai accepté le poste.
Et très vite, j’ai compris que j’avais pactisé avec quelque chose de sombre.

Cette femme n’était pas “mauvaise”.
Elle était diabolique.
Au sens premier.
Elle me poussait à détruire mon ancien employeur. J’ai refusé.
Son comportement s’est retourné contre moi avec violence.

Il était convenu avec ma nouvelle employeuse que je travaillerais à distance, entre Cayenne et Bali.
Mais très vite, les masques sont tombés.
L’agence, derrière ses allures de promesse dorée, n’était qu’un décor fragile posé devant un gouffre.
Rien n’était stable, rien n’était lumineux.
Et surtout… je sentais que j’avais mis le pied dans quelque chose qui dépassait le simple professionnel.

J’avais signé un contrat avec une pactisée de l’Ombre.
Pas symboliquement.
Réellement.

Cette femme n’était pas simplement manipulatrice, jalouse ou toxique.
Elle portait en elle une énergie sombre, compacte, presque palpable.
Une vibration si basse qu’on la sentait traverser l’air.

Elle m’avait montée contre mon ancien patron — celui qui avait été mon ami.
Elle voulait que je le détruise, que je lance des procédures, que je fasse sauter son entreprise.
Je refusais.
Et en refusant de la servir, j’étais devenue son ennemie.

Les échanges se sont durcis.
Chaque message, chaque appel vibrait comme une attaque.
Je ne comprenais pas encore la mécanique, mais je sentais que quelque chose s’accrochait à moi, comme une force étrangère.

Puis Bali est revenu dans ma vie.

Comme un appel.
Un souffle.
Un espace où les voiles entre les mondes sont très fins.

Je pars.
Je respire.
Je lâche prise.

Mais l’Ombre, elle, ne lâche jamais aussi vite.

Un soir, alors que je dormais avec mon amie Aurélie venue passer des vacances, ça m’a frappée.
Un choc énergétique.
Une intrusion.
Une force noire, immense, compacte, m’a traversée comme une vague glaciale.
J’ai été projetée hors de mon calme intérieur.
J’ai crié. Je me suis débattue.
Mon amie, réveillée, me regardait, impuissante.
Elle voyait que ce n’était pas un cauchemar.
Elle voyait que quelque chose était en train de se passer.

Et ce quelque chose m’a traversée.
Un envahissement. Une prise de terrain.

Le lendemain, je me sentais irritable, décalée, comme si je n’habitais plus vraiment mon propre corps.
Je me disais : mauvaise nuit, ça va passer.
Mais non.
Quelque chose avait été ouvert.

Nous avions rendez-vous chez un guérisseur balinais réputé.
Quand il a posé ses mains sur ma tête, son visage a changé.
Il s’est figé.
Il a frotté mon crâne avec une urgence que je n’avais jamais vue.
Il répétait :
« So many experience… experience… experience… just go now… »
Et il m’a renvoyée.
Lui qui d’habitude prenait son temps avec chacun.

Je ne comprenais rien.
Je ne savais pas encore que j’étais entrée dans le combat contre l’invisible.

Quelques jours plus tard, dans un temple, dans une cession de méditation, le Guru me demande de rester à la fin. Il devait me parler. Il ressent l’urgence de me purifier.
Il annule une cérémonie publique pour moi car je devais prendre l’avion deux jours après.
Pour me “ramener”.
Selon lui, il était dangereux que je voyage dans cet état.
Il disait que mon énergie n’était plus alignée avec mon corps.

La cérémonie a duré des heures.
Des chants. De l’eau. Des prières. Des offrandes.
Et une urgence que je ressentais sans pouvoir l’expliquer.

La menace, l’exorcisme, la nuit noire

Je rentre en Guyane malade, vidée, épuisée.
Un rhume qui n’en était pas un installé depuis 3 semaines au moins.
Une fatigue qui ne m’appartenait pas que les somnifères ne stoppaient pas.

Mais le pire était encore à venir.

Mon employeuse m’a menacée lorsque je lui ai demandé de rompre le contrat.
De mort.
De ruine.
Elle a menacé mes enfants.
Elle me disait qu’elle allait me détruire, qu’elle pratiquait la politique “de la terre brûlée”. Qu’elle préférait tout perdre et se perdre plutôt que me voir avancer.

Et ce n’était pas des paroles vides. Il y avait une… densité. Une intention. Une noirceur derrière chaque syllabe.
Comme si elle n’était pas seule à parler. J’étais terrifiée.

Ces deux années ont été l’une des plus grandes épreuves de ma vie.

Je ne dormais plus. Aucun somnifère n’avait d’effet.
Mon corps résistait, comme s’il était attaqué de l’intérieur.
Je retournais voir la médium. Elle n’a pas eu besoin que je parle.
Elle m’a regardée et a dit :
« Tu es attaquée. Toi, tes enfants. Vous êtes en danger. »

Elle a pratiqué un exorcisme.
Puis un autre.
Quatre en deux ans.
Elle a protégé mes enfants mais m’a dit :
« Eux là-haut ne veulent pas que tu sois protégée complètement. Tu dois apprendre à te battre. Tu as été choisie pour combattre l’Ombre. »

Et tout s’est enchaîné.
Un énergéticien, qui ne connaissait rien de mon histoire, m’a ouvert la porte et a pâli.
« Votre corps astral est décalé de 90 cm… vous risquez la mort. »

Je ne vous raconte que les détails vraiment très important. Mais mon quotidien était marqué par toutes les attaques que cette femme exerçaient sur moi. Je vous laisse imaginer : je vivais en face de sa sœur, elle gérait mon appartement, elle avait “acheté” des organismes sociaux pour me nuire.

La médium m’a confié un jour qu’elle avait déjà reçu cette femme en consultation.
Et qu’elle l’avait chassée.
Elle ne pouvait pas m’en dire plus — secret professionnel oblige — mais son visage disait tout.
Elle avait été terrorisée.
Elle, qui en avait vu des centaines, des lourds, des sombres, des entités anciennes…
Mais celle-ci, m’a-t-elle dit, appartenait à une autre catégorie.

Elle m’a simplement dévoilé :
« C’est une incarnation terrestre du MAL. Oui, cela existe. »

Et soudain, tout s’éclairait.
Cette vulgarité dans son regard. Cette laideur intérieure qui déformait même son visage.
Cette énergie qui heurtait, qui dévorait, qui aspirait. Ce malaise que j’avais ressenti dès la première seconde.

Et surtout, cette question qui me hantait :
comment une femme aussi sombre pouvait être la maîtresse d’un des plus beaux quinquagénaires de Guyane ?
Un homme solaire, respecté, admiré ?

J’ai compris plus tard.

Elle était amoureuse de lui.
Obsédée.
Prête à tout pour l’avoir.

Alors elle a pactisé.
Sans détour. Sans scrupule.

« Mon âme pour cet homme. »
Voilà ce qu’elle avait offert.

Et moi, j’étais entrée dans le champ de bataille de ce pacte — sans le savoir.

Ma nuit noire de l’âme

Je suis entrée dans ma nuit noire de l’âme.
Ma traversée.
Mon initiation.

Je vivais dans deux mondes en même temps.
Le visible.
Et l’autre.

Là où les anges se manifestent.
Là où les présences sombres aussi.

C’est dans cette zone, entre l’Ombre et la Lumière, que j’ai commencé à comprendre qui j’étais réellement

mon âme était décalé de mon corps
je combats l’ombre avec ma lumière

Ceux qui veillaient, dans l’Ombre et la Lumière

Je pourrais qualifier les mois qui ont suivis comme surréalistes et pourtant, étrangement logiques pour mon âme. Après coup.

La première manifestation, je m’en souviens parfaitement :
je déjeunais avec Aurélie. Nous parlions de Bali.

Une énergie douce s’est posée sur moi, comme un baume.
Un souffle. Une présence.

L’après -midi même, la médium avec qui j’avais rendez-vous, me dit :
« L’Archange Gabriel est venu te donner de la force. »

Puis les visions ont commencé.

Je voyais mon bras laisser une trace invisible en bougeant. Je découvrais ainsi mes corps subtils.

Un jour, j’ai senti quelqu’un derrière moi. Je me suis retournée : dans les escaliers, il y avait un homme couvert de sang.
Je lui ai parlé. Je lui ai expliqué qu’il était mort et qu’il devait partir.

Une autre fois :
l’Archange Michaël me suivait, sur son cheval, sa lance à la main. Je le voyais avec mes yeux d’âme. Il me veillait.

La nuit, j’ai senti un doigt parcourir ma colonne vertébrale. A ce jour, je ne sais toujours pas si c’était bienveillant, ou pas. Je n’oublierai jamais les frissons qui ont parcouru tout mon corps.

Et puis il y a eu cette nuit chez moi :
un vacarme immense au rez-de-chaussée, des voix, des bruits de cartons qu’on tirait (j’étais en plein déménagement), des mouvements.

J’ai cru qu’on s’était introduit chez moi alors j’ai appelé la police.

En l’attendant, j’ai réalisé : il n’y avait aucune issue, tout était fermé. C’était impossible.

C’était l’autre côté.
Le sombre.
Encore.

Je suis descendue.
J’ai prié.
J’ai brûlé de l’encens.
J’ai annulé la police.

Je n’avais pas peur. C’était ça le plus étrange.
Je savais que j’étais protégée.

Un jour, j’ai entendu cette phrase de la part de Sandrine Muller :
« Le divin ne t’enverra jamais un ennemi plus fort que toi. »
Elle a changé ma vie.

La renaissance — En Sens

Puis il y a eu En Sens.
Ce nom que j’ai entendu clairement. Ce message qui m’a été transmis. Ce projet qui allait changer mon existence. Redonner un sens à mon existence. “Tu créeras une société qui a du Sens”.

Je continuais à recevoir des messages pour les clients, à voir des apparitions d’anges, à guider, à transmettre.

Puis j’ai rencontré ma flamme jumelle.
Une histoire intense, déstabilisante, épuisante. J’avais terminé ce combat contre l’ombre. Je rencontrais les miennes maintenant.
Cette histoire prenait toute la place.
Et comme m’a dit un thérapeute holistique un jour :
« Tu peux avancer sans eux. Ils vont aider quelqu’un d’autre pour l’instant. »

Alors le divin s’est mis en retrait.
Juste le temps de me laisser traverser cette relation. Jusqu’à mon retour sur Montpellier.

Depuis, je vois moins d’apparitions, mais la communication avec les défunts s’affine.
Chaque fois que je veux abandonner cette voie, on me rappelle à l’ordre.

Quelques jours après la mort du chat de ma fille, il est venu me voir dans mon bureau.
Puis la nuit, mon téléphone s’est allumé tout seul. Une voix d’homme a dit :

« Ils sont forts, les chats… n’est-ce pas ? »

Et j’ai compris.
La porte n’était pas fermée.
Elle ne le sera jamais.
Parce que j’ai traversé l’Ombre.
Parce que j’ai choisi la Lumière.
Parce que je suis revenue vivante de là où beaucoup se perdent.

Et aujourd’hui ?

Je raconte tout cela sans chercher à convaincre.
Je raconte mon vécu, mon chemin, mes perceptions, mes nuits et mes lumières.

L’Ombre m’a trouvée.
La Lumière m’a sauvée.

Et si je partage mon histoire aujourd’hui, c’est pour dire ceci :

Les batailles spirituelles ne se déroulent pas dans des films ou des mythes.
Elles se jouent
dans nos corps,
dans nos blessures,
dans nos choix,
dans nos renaissances.

Je suis encore là.
Plus ancrée.
Plus consciente.
Plus en paix.
Et prête à accompagner ceux qui marchent eux aussi entre l’Ombre et la Lumière.

Caroline Labrosse

Tous droits réservés

Si mon histoire vous a interpellé, je vous invite à lire Caroline, une vie, un rêve

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